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Journée des associations de la Gendarmerie


Le mardi 19 avril 2023, L’Association Professionnelle Nationale Militaire « Gendarmes et Citoyens ® » a répondu à l’invitation du général Valot, secrétaire général du Conseil de la fonction militaire de la gendarmerie. Il s’agissait pour le SG-CFMG, nouvellement installé après le départ du général Louis-Mathieu Gaspari, de réunir les associations signataires de la « Charte des associations de la gendarmerie » au siège de la Direction Générale, pour évoquer les sujets d’actualité et parfois sensibles du moment. Trois membres éminents de l’association était présents. Le major Bouveret, Vice-président, le capitaine Rollang, porte-parole et le capitaine Dupé, membre du conseil d’administration.


Rencontre avec le nouveau secrétaire général.


En propos liminaire, le général Valot a rappelé les missions du CFMG et la finalité de la concertation. Il n’a pas manqué de souligner qu’il n’y aucune résonance syndicale dans cette instance. Il a ensuite décliné les différents aspects de ses actions.


Sa première vocation est d’examiner et de capter les signaux faibles du corps social au profit de l’équipe de direction (le moral de la troupe et ses attentes), de rassembler les idées et les propositions issues des ateliers d’innovation et de participer aux sessions plénières de la fonction militaire.


Il participe également à l’information descendante jusqu’au niveau élémentaire des orientations de la DGGN avec une explication de textes possible par le canal « concertation » sans pour autant revêtir le titre de porte-parolat de la Direction. En outre, la formation des conseillers concertation relève de son cahier de charges.


Parmi les chantiers 2023, il est envisagé de revisiter la Charte des associations avec un renforcement du « pourquoi faire » et « pour quelle plus-value ». Il n’est pas inutile de rappeler que l’APNM « Gendarmes et Citoyens® » avait sollicité ce dépoussiérage dès 2021.


Une intervention d’importance sur la gestion des personnels.


Le Général du corps d'armée Arviset a pris ensuite la parole. Directeur des personnels militaires de la gendarmerie nationale (DPMGN), il s'est longuement attardé sur les grands chantiers de l'Institution à venir. Le vice-président de l’association l’a interrogé sur les futures dispositions consécutives à la réforme des retraites. L’inquiétude est qu’elle entraîne des modifications paramétriques importantes tout en ne touchant pas au système. Elle va nécessairement impacter les nouvelles générations et la mise en place de la nouvelle grille indiciaire où l’on peut craindre un décrochage des militaires du Corps de Soutien (CMS).


Pour ce qui est de la retraite proprement dite, la date butoir de départ pourrait être négociée sur la base du volontariat du militaire, mais aussi en fonction des besoins de l’administration et de la technicité ou la spécialité du candidat. Le texte n’est pas encore diffusé mais cette idée fait son chemin et pourrait voir le jour rapidement. Cette disposition particulière, de faible envergure, tend à éliminer en partie les effets pervers de la réforme « Touraine » et ses trimestres manquants, tout en favorisant le maintien de compétences pour la filière RH-ordre public de 2024, en vue des jeux olympiques.


Le constat de la répression administrative dont l’APNM semble observer une hausse anormale contre les personnels et en tout cas l’aggravation des sanctions, n’est pas partagé par le DPMGN. Il évoque, de mémoire, une trentaine de radiations pour faute lourde par an mais s’engage à faire remonter les bilans tant que de besoin.


Sur la refonte de la préparation à l’examen d’officier de police judiciaire qui entraîne mécaniquement une accélération de l’avancement jusqu’au grade d’adjudant et l’intégration dans un Corps d’Application et d’Exécution comme cela existe dans la police nationale (CEA), il apporte quelques corrections. Il évoque des techniciens et non des exécutants. Il indique que l’encadrement hiérarchique ne trouvera vraiment sa légitimité qu’au grade d’adjudant-chef. Il n’est pas sûr, à ce stade du projet, de l’engouement de la formation OPJ dès l’ESOG par les jeunes militaires. Quant au concours « Officier Rang », il reste accessible et il est toujours d’actualité.


La communication au cœur des sujets d’actualité.


Le général Jean-Valéry Lettermann, chef du Service d'information et de relations publiques des armées - gendarmerie (SIRPAG) a axé son intervention sur la stratégie de communication menée par l'Institution. Il a expliqué qu’on est passé d’une communication de l’image et de valorisation de l’action à une communication de redevabilité. Cela s’est accéléré depuis dix ans et la montée en puissance des chaînes d’informations en continu. Pour arriver à exister, il convient d’expliquer, de motiver et de justifier à travers la communication. Sur le maintien de l’ordre (MO), c’est même une obligation légale (sic).


Il souligne que le SIRPA (*) est composé de 50 personnels qui s’appuient sur les 100.000 militaires de la Gendarmerie, communicants locaux avant tout. Il souligne la très bonne image qu’ont les Français des gendarmes (88 % selon un sondage IPSOS en 2022). S’il ne fallait retenir que deux motifs pour communiquer, ce serait « Redevabilité et amélioration de la Performance ».


La présentation vidéo qui fut diffusée sur le recrutement, « Une même flamme nous anime », donna l’occasion de rappeler qu’il était urgent de trouver des jeunes gens qui ne pensaient pas spécifiquement à la gendarmerie. Le but est de faire adhérer aux missions, des jeunes qui ont des valeurs communes pour rejoindre l’Institution.


Pêle-mêle des autres points abordés.


La densification des PSIG (à terme, il n’y aura plus de gendarme adjoint volontaire dans ces unités), la création de 7 Escadrons de GM (un premier le 211/1 à Melun est dans les tuyaux) et les 200 unités territoriales à thématique, semble-t-il, à l’instar du « contact » ou de la « sécurité des mobilités ». En tout cas pour ce dernier volet, 2000 gendarmes, sont concernés, autant dire que les manœuvres RH et politique sont tendues. On pense raccourcir la formation des élèves-gendarmes issus de la gendarmerie à 7 mois et maintenir ceux du civil à 9 mois.


Les réservistes devraient faire à minima 30 jours par an pour renforcer leur engagement. L’objectif annoncé de 50.000 personnels pour 2024 risque de ne pas être atteint. Le financement et le recrutement se révèlent compliqués. Même l’armement du dispositif « Poséidon » en charge de la lutte contre l’immigration irrégulière sur la côte d’Opale pourtant sous paiement anglais est en grande difficulté.


L’officier adjoint au SG-CFMG a expliqué en quoi consistent les évolutions légales du droit à subventions et les contraintes calendaires liées.

Finalement, cette journée partagée avec les autres représentants d’association, dont le Président de l’UNPRG, association partenaire, a été l’occasion de renouer avec une tradition instituée par le Général Arviset. Elle fut clôturée par un moment très solennel de recueillement dans la cour du colonel Arnaud Beltrame. Une gerbe fut déposée en honneur aux héros de la Gendarmerie


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